Un peu d’histoire : “Le Nickel : Métal du diable”




Métal essentiel à notre quotidien, le nickel n’est pourtant pas né sous une bonne étoile. A l’origine, la première identification du nickel résulte d’une méprise.

Le nickel fut isolé en 1751 par le chimiste danois Axel Frederik Cronstedt. Celui-ci tenta d’isoler le cuivre de minerais importés d’Allemagne. Il ne réussit qu’à extraire un métal blanc, qu’il baptisa “kupfernickel”, que l’on traduit la plupart du temps par « cuivre du diable »

Le mot “nickel” était alors le nom d’esprits maléfiques de la mythologie germanique. Ces esprits hantaient, selon la croyance de l’époque, les profondeurs des mines, ou ils harcelaient les mineurs. Les fondeurs l’appelaient aussi “diable de la montagne”. Le nickel était né.

Travaillé depuis l’antiquité, que l’on confondait à l’époque davantage avec l’argent, on trouve des mentions d’un “cuivre blanc” en Chine au XVIIIe avant J.-C. Ce n’est qu’à partir de sa découverte en tant que métal à part entière au XIXe siècle de notre ère, que le nickel va pouvoir être travaillé.

Or le nickel est avant tout un métal fait pour les alliages. Résistant à l’oxydation et à la corrosion, cette qualité va lui permettre d’être utilisé sur une vaste gamme d’alliages. Ainsi, l’alliage fer-nickel va permettre de créer les aciers inoxydables qui entourent notre quotidien. De nos couverts aux pièces de monnaies en passant par les toitures des immeubles. La pointe du Chrysler Building à New York est faite en grande partie de nickel, ce qui lui a permis de rester brillante jusqu’à aujourd’hui. Symbole de l’évolution économique actuelle, le nickel est également à l’origine de l’éclat des tours Petronas de Kuala Lumpur (longtemps les tours les plus hautes du monde), et de la tour Jin Mao à Shanghai.

Le nickel est également utilisé dans des alliages de bien plus haute technicité, comme dans la cryogénie (un type d’alliages fer-nickel qui recouvre la cuve des navires GNL). En association avec le cuivre ou le chrome, il est indispensable dans l’aéronautique ou l’électronique. Et avec du cadmium ou du zinc, il est utilisé dans les accumulateurs qui équipent de plus en plus les voitures hybrides et électriques. Ces utilisations concernent des applications de hautes technologies.

60% du nickel extrait dans le monde est utilisé pour réaliser des aciers inoxydables.

Source : http://quotidienne-agora.fr/2013/02/01/nickel-metal-diable-etincelles/